Terrains

 

Magasin monde et Marche monde. OXFAM Québec et la participation sociale des jeunes des jeunes à l’école secondaire d’Oka

L’année 2017-2018 consiste en une exploration visant à mettre à l’épreuve les grilles d’observation et d’entretien. À cette fin, nous effectuerons quatre journées d’observation du magasin-monde et deux entretiens semi-directifs avec deux jeunes de secondaire 5 (16 ans) responsables du projet. Pendant ces quatre journées, nous observerons également le groupe (environ 20 jeunes de 14 à 17 ans) responsable de la préparation de la marche monde qui se tient à Montréal au mois de mai. Les réunions du groupe ont lieu chaque semaine sous la supervision de François Gervais coordonnateur, à l’école secondaire d’Oka, de la vie scolaire. En mai 2018, nous suivrons les jeunes de l’école avant et pendant la marche monde et effectuerons une première observation sur le terrain. Si cette manifestation citoyenne est l’occasion de rencontres et d’interactions avec d’autres jeunes d’école secondaire du Québec, nos observations se focaliseront sur les jeunes de l’école secondaire d’Oka.

L’année 2018-2019 constitue le cœur de l’enquête de terrain. Durant cette période, nous effectuerons des entrevues semi-directives avec une quinzaine de jeunes (14 à 17 ans) engagés dans le magasin-monde et la marche monde. Nous poursuivrons nos observations du groupe (environ 20 jeunes de 14 à 17 ans) de préparation de la marche monde de manière plus régulière (environ 1 mercredi tous les quinze jours puis chaque mercredi à l’approche du déplacement à la marche monde). Au mois de mai, nous observerons le groupe (40 jeunes de 14 à 16 ans) avant et pendant la marche Monde à Montréal. Enfin, nous effectuerons une autre série d’entretiens approfondie avec une dizaine de jeunes (14 à 17 ans) ayant participé à la marche et à sa préparation.

Responsable du terrain : Brieg Capitaine

 


 

L’éducation citoyenne dans une perspective féministe. Le cas de la Y des femmes de Montréal

Cette recherche se penche sur le programme « Force des filles, force du monde / Strong Girls, Strong World », une initiative de la Y des femmes de Montréal lancée en 2015 qui cible des adolescentes et des jeunes femmes de la région montréalaise. L’objectif du programme est de développer le leadership des participantes en leur offrant des occasions d’agir comme actrices de changement dans leur communauté. Les activités proposées sont diverses et varient en fonction des intérêts des participantes, mais souvent la création médiatique ou artistique est envisagée comme un vecteur d’expression et d’intervention dans la société. Les activités analysées pour les fins de la recherche partenariale concernent la production d’un documentaire « par et pour les jeunes femmes » que les participantes, âgées de 16 à 19 ans, ont décidé de réaliser pour mettre en valeur la pluralité du leadership féminin dans la communauté. Cette démarche comprend également l’organisation d’un évènement de projection devant public, qui aura lieu lors de la Journée internationale des femmes, le 8 mars 2018. Quel changement souhaitent réaliser les participantes à travers ce projet? Comment s’y prennent-elles pour y arriver? Comment l’organisme encadre-t-il leur démarche? Quelle sorte de soutien procure-t-il aux participantes? Dans ce projet s’étalant sur 5 à 6 mois, les participantes ont bien des occasions de réaliser divers apprentissages relatifs à l’exercice d’une citoyenneté active. Ici, la recherche a pour but de déterminer ce qui distingue un programme mené dans une approche féministe, en milieu communautaire, auprès d’un groupe non mixte.

Responsable du terrain : Caroline Caron

 


 

La Commission jeunesse de Gatineau, une école de participation citoyenne

Depuis déjà plus de 15 ans, la Commission jeunesse de Gatineau chercher à contribuer au développement de jeunes citoyens, alertes, accomplis, réfléchis et engagés dans leur communauté. Pour ce faire, des jeunes des écoles secondaires de la ville sont sélectionnés pour devenir membres de la Commission et participer à des rencontres mensuelles où des enjeux qui touchent les jeunes sont discutés. Plus qu’un espace de débat, la Commission est un lieu où des activités engageant les jeunes sont priorisées puis mises en œuvre à partir d’un budget alloué par le Conseil municipal. L’observation ethnographique et les entretiens conduits dans le cadre de ce terrain sont en cours. Ils révèlent peu à peu la manière dont les jeunes s’approprient l’environnement discursif et pratique de la politique municipale. Ils montrent également le développement d’une certain éthique de la discussion et du travail collaboratif.

Responsable du terrain : Mariève Forest

 


 

Pratique d’éducation à la citoyenneté démocratique : médiation artistique et intellectuelle. Le cas d’Exeko

Nous nous intéressons aux pratiques concrètes de formation à la citoyenneté menées par des organisations dont la mission est de favoriser la participation des citoyens à la vie démocratique, d’impliquer les acteurs concernés dans la résolution des problèmes qui les touchent et de travailler à l’innovation et à la transformation sociale à travers l’implication de groupes concernés. L’objectif spécifique du projet est de documenter, analyser et évaluer les pratiques d’éducation de ces organisations. Nous nous intéressons ainsi aux activités de ces organisations, aux dispositifs pédagogiques élaborés, aux savoirs transmis et qu’à ce que performent les pratiques en terme de conception du citoyen, de ses qualités, connaissances, attitude et rôle.

Nous observerons les activités d’éducation dans une organisation : Exeko, un organisme qui utilise la créativité – l’art et la philosophie – pour l’inclusion sociale des personnes en situation ou à risque d’exclusion. Cet organisme emploie la médiation intellectuelle et culturelle comme facteur de transformation sociale.

Responsable du terrain : Chantal Mailhot