BLOC 3 : Panel

Synthèse du panel, par Lydia Hansamou, CIRCEM

 

Henry Milner, professeur en science politique à l’Université de Montréal, a ouvert la discussion en résumant son travail d’études comparées sur la participation aux élections et les jeunes.

 

Il a notamment précisé le lien entre l’âge et l’éducation quand il s’agit du vote. L’éducation politique chez les plus âgés ne fait pas de grande différence au niveau du vote. Cependant l’éducation politique chez les moins âgés fait toute la différence, s’ils ne sont pas éduqués ils ne votent pas. Ainsi le lien entre connaissance politique et participation est très important. Il faut augmenter le niveau de connaissance politique.

 

1er constat : l’écart de connaissance entre les jeunes et les vieux ne fait que se creuser depuis 40ans. Les solutions :

  • Changer le mode de scrutin
  • Informer les citoyens pour qu’ils puissent voter

 

2ème constat : le vote à 16 ans en Norvège favorise la participation des jeunes dans la politique, contrairement au vote à 18 ans. Les jeunes de 16 ans sont plus corrects, ils sont toujours chez leur parent et ils valorisent leur pouvoir. Cependant, ils ne sont pas plus intéressés à la politique.

 

Il a terminé avec une solution : pour avoir une meilleure éducation à la citoyenneté, il faut favoriser ceux qui n’ont pas les moyens.

 

Maxime Goulet-Langlois, chargé en recherche et transfert à Exeko, a présenté les objectifs d’Exeko, un organisme d’innovation sociale. Le but de l’organisme est l’inclusion sociale des citoyens en errance. L’organisme analyse plusieurs critères de marginalisation des citoyens (langue, couleur de peau, le sexe etc.).

 

Cependant il y a aussi plusieurs formes de marginalisation :

  • Institutionnelle
  • Culturelle
  • Matérielle
  • Intellectuelle

La marginalisation intellectuelle reste un facteur très important de l’exclusion des citoyens. C’est aussi la principale raison des blocages à la participation sociale. Ainsi, Exeko pratique selon l’égalité des intelligences, à savoir :

  • L’émancipation (potentiel de chacun à réfléchir, l’égalité des intelligence)
  • La co-consctruction du savoir (être partie prenante de la société)

 

La démarche utilisée par l’organisme est la méditation intellectuelle et culturelle, c’est-à-dire créer des lieux et des temps pour partager, discuter et réfléchir sur les problèmes et les enjeux avec les citoyens. Ainsi que le développement d’outils pour agir sur leur environnement, et la possibilité d’avoir une éducation pour tous. Il s’agit de passer de l’idée à l’action.

 

Judith Gaudet, consultante en évaluation et développement d’interventions, à mis en exergue l’importance des méthodes d’évaluation. L’évaluation comprend plusieurs niveaux et doit être vue dans son assemble. Quand on parle d’évaluation, on parle :

  • Évaluation-besoin
  • Évaluation-implantation de mise en œuvre, comment arriver aux changements prévu
  • Évaluation- intervention

 

L ‘évaluation doit prendre en compte l’évaluation de la progression. C’est-à-dire prendre en compte tous les changements du début de l’évaluation à la fin. À quels changements faut-il s’attendre ? Elle a aussi précisé l’importance d’être réaliste durant une évaluation. De plus, la démarche d’évaluation fait le lien entre approche et résultat.

 

Cathy Wong, agente de développement jeunesse YMCA du Québec, s’est intéressée au parcours des citoyens pour mieux comprendre la participation, plus précisément aux jeunes marginalisés.

 

Pour elle, les citoyens s’approprient différemment la politique et l’engagement. Et nous invite aussi à réfléchir sur comment peut-on favoriser l’engagement et la participation quand même les institutions ne favorise pas cette participation ?

 

Contrairement à Henry Milner, elle pense que les jeunes ont la connaissance, mais pas assez de confiance pour s’exprimer. Et cela est aussi vrai pour les femmes qui veulent participer mais qui n’ont pas les moyens de concilier famille et travail.

 

Elle a conclu en apportant plusieurs conseils pour permettre aux citoyens de participer de plus en plus :

  • Penser à différent moyens de retranscrire les recherches (pas toujours à l’écrit) en vidéo par exemple pour permettre à tous le monde d’en avoir accès
  • Trouver d’autre lieux pour échanger (les parcs par exemple)
  • Rester proche des visions des jeunes
  • Avoir accès à des données genrés
  • Concrétiser l’engagement (pas seulement sur le web)

 

Pour conclure, le président du panel Michel Venne à repris les points qui sont ressortis, tout en précisant le besoin en connaissance et savoir-faire et aussi l’importance de régler les inégalités.

  • Bien comprendre ces exclusions
  • Identifier les moyens pour palier méthode, mettre l’accent sur les moyens
  • Ouvrir un centre de recherche interactif
  • Se rappeler de l’histoire
  • Besoin d’évaluation